Le risque zéro n’existe pas, mais …

Le risque zéro n’existe pas et n’existera jamais. Mais les imprévus font et feront toujours partie du quotidien, et un chien à qui l’on permet d’observer, de penser, de réfléchir, d’évaluer et de prendre des décisions de façon progressive au quotidien, a plus de chance de faire face aux situations rencontrées de façon adéquate.

Il y a quelques semaines, lorsque je rentrais chez moi, Zenci et Tao m’ont demandé de sortir dans le jardin. Je leur ai donc ouvert la porte-fenêtre, et pendant qu’ils étaient dans le jardin, je suis ressortie par devant pour aller chercher des choses dans la voiture. Une fois là, une voisine m’a demandé quelque chose, mais elle était loin et je ne l’entendais pas ; je suis donc allée plus loin dans la rue pour me rapprocher d’elle. On a discuté quelques minutes, après quoi j’ai repris le chemin pour rentrer à la maison, mais elle m’a encore demandé quelque chose, ce à quoi j’ai répondu en élevant le ton de ma voix car j’étais déjà plus loin, dans le tournant, et elle n’aurait sinon pas pu m’entendre. Je venais de terminer ma phrase et je m’étais retournée pour rentrer, quand je vis Zenci et Tao dans la rue, se dirigeant vers moi, et de l’autre côté du tournant une voiture …

La porte du jardin donnant sur le côté de la maison reste toujours fermée, mais cette nuit-là il y avait eu de grosses rafales et le vent avait – j’imagine – forcé la porte, qui s’était ouverte toute seule. Quand les chiens sont allés faire leur tour dans le jardin le matin, je n’ai rien remarqué de particulier, ils sont rentrés après un moment dans la maison comme d’habitude.
J’imagine qu’au moment du récit, ils m’ont entendu crier dans la rue et ont voulu venir voir ce que je faisais.

Au moment où je les ai vus eux d’un côté et la voiture de l’autre, j’ai choisi de ne pas utiliser la voix, mais d’exprimer d’une part une tension dans mon regard, leur indiquant qu’il y avait un danger, et de diriger d’autre part mon corps vers le côté de la route où ils éviteraient la voiture. Et j’ai surtout continué à respirer …
Tous 2 ont continué à avancer normalement et calmement vers moi, mais en se mettant sur le côté de la route. Arrivés auprès de moi, ils m’ont reniflé et léché les mains et on est rentrés à la maison, presque comme si rien ne s’était passé. La seule qui avait « stressé » dans l’histoire, c’était donc bien moi 

Je le répète, le risque zéro n’existe pas, et à partir du moment où nous respirons, qui que nous soyons, nous vivons dans le danger que cela s’arrête à tout moment, et les raisons peuvent être diverses.
Mais compte tenu de toutes les situations extérieures que nous ne pouvons pas contrôler et que nous pouvons rencontrer n’importe quand, j’estime que cela fait partie de mes responsabilités de permettre à mes chiens de développer au quotidien et de façon autonome et progressive tout leur potentiel d’intelligence propre à leur espèce.
En ne les surprotégeant pas, mais en les accompagnant dans les différentes expériences de la vie.
En leur permettant d’observer et d’évaluer, de réfléchir et de prendre des décisions, toujours en leur donnant des indices et suggestions si nécessaire.
Et en ayant comme intention de leur donner progressivement toujours plus d’autonomie pour réaliser ce pour quoi ils ont acquis suffisamment de maturité.

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