Une blessure, un moment de cohésion (partie 4)

Les blessures de Zenci sont maintenant refermées et le processus de cicatrisation continue son cours.
Je suis ravie que l’on ait pu vivre tous les 3 cette expérience en tant que groupe, en tant que famille, en pleines présence et conscience.

En cas de blessure – ou de maladie – on se retrouve toujours devant les choix « fatidiques » d’administrer des produits chimiques agissant de façon ponctuelle ou de se tourner vers des solutions alternatives préconisant le cadre holistique, de faire ou d’écouter, de contrôler ou de soutenir.

Dans le cas de blessures ouvertes et profondes, l’idée reçue préconise l’administration d’antibiotiques, et il est parfois difficile, face à l’inquiétude des personnes qui nous entourent, de prendre la décision de les écarter. Je crois que face à un tel choix, il est absolument nécessaire de faire une pause, de nous recentrer et de nous mettre véritablement à l’écoute de l’autre membre de la famille afin d’avoir une idée claire de ses besoins spécifiques à ce moment-là, et d’ensuite prendre notre responsabilité en conscience et confiance, et avec la présence nécessaire qu’implique notre choix.
Les circonstances ayant fortement aidé et ayant été en mesure de reporter quelques rendez-vous à des moments opportuns afin de pouvoir offrir les soins nécessaires à Zenci, et étant en outre accompagnée par un vétérinaire très compétent, il m’a été naturel et aisé d’opter pour les remèdes naturels et alternatifs, n’envisageant nullement la question des antibiotiques.
Les remèdes choisis spécifiquement pour Zenci à ce moment-là ont permis de soutenir l’ensemble de son organisme, créant ainsi un espace aux blessures locales pour entamer leur processus de guérison.

A un certain moment du processus de guérison, Zenci a commencé à se lécher de façon plus fréquente et plus intense, et c’est là que nous avons rencontré une nouvelle possibilité de vivre ensemble cette expérience, augmentant la capacité d’écoute et de concertation.
En effet, certains moments de léchage sont favorables à la guérison, d’autres sont une expression de l’état émotionnel lié à la blessure et aux inévitables limites qui l’accompagnent.
Là aussi, on a le choix de recourir à des outils extérieurs (collerettes, bandages, …) ou de voir cette difficulté comme une possibilité d’augmenter notre capacité d’observation et d’écoute.
Ne pouvant pas être présente 24h/24 aux côtés de Zenci, j’ai dû recourir à la collerette dans mes moments d’absence. Mais en ma présence, j’ai opté pour le fait de vivre ensemble cette expérience, sans aucun recours à des outils extérieurs. Et j’y ai découvert d’autres subtilités de Zenci 
Le fait d’observer son chien dans des moments difficiles tels que celui-là affine notre écoute et nous pousse à une présence plus authentique. En effet, j’ai appris à observer quand elle léchait ses blessures de façon à faciliter la guérison, et quand elle le faisait en tant qu’expression d’un déséquilibre émotionnel lié à la blessure et à ses limites.
En lui offrant ma présence, j’ai exploré et découvert quand il était opportun de la laisser lécher pour qu’elle retrouve d’elle-même un équilibre émotionnel, et quand mon soutien et une concertation étaient nécessaires pour y parvenir.

Toute cette expérience – avec bien entendu Tao à nos côtés – m’a confirmé une nouvelle fois que si l’on veut véritablement former un groupe, une famille, avec notre chien, les expériences et les difficultés se vivent TOUJOURS ensemble.
Qu’elles soient positives ou difficiles, toutes les expériences que nous rencontrons et vivons créent en nous un espace où nous pouvons découvrir d’autres facettes subtiles de l’écoute et de l’entente, nous rendant à chaque fois de meilleurs compagnons de vie au sein de notre famille, et indirectement probablement aussi de meilleures personnes dans un cadre extérieur à la famille …

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La guérison

La notion de guérison est souvent associée à un processus consistant à faire refonctionner le corps comme il est censé le faire. Mais la guérison ne concerne pas uniquement le physique. La véritable guérison trouve ses bases dans la conscience. C’est une énergie qui circule aussi bien dans le corps que dans l’esprit.
Plus l’expression et la réalisation de soi sont possibles, plus la capacité de guérison est grande.

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Mon chien éprouve des difficultés dans les rencontres avec des chiens du même sexe …

Lorsqu’un chien éprouve des difficultés dans les interactions avec d’autres chiens du même sexe, il est très utile de l’aider à développer ses compétences en lui permettant de faire les rencontres adéquates avec des chiens du sexe opposé plus expérimentés qui peuvent l’accompagner dans ses apprentissages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Picasso expérimente, réfléchit, décide, vit ses expériences et évolue en compagnie du groupe soudé et réfléchi formé par Pearl et Zenci 

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Relations stables et durables en dehors du groupe d’appartenance

Les relations stables et durables en dehors du groupe d’appartenance sont nécessaires à l’évolution du chien. Les rencontres entre ces chiens dans des contextes différents leur permettent d’approfondir encore davantage leur connaissance mutuelle et de consolider leur concertation et collaboration dans les différentes situations rencontrées, ce qui rend le lien qui les unit encore plus fort et plus profond.

Pearl et Zenci dans l’une de leurs nombreuses façons de vivre leur belle amitié

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Protégé : Enregistrement conférence « La socialisation – A la rencontre du chien »

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Une blessure, un moment de cohésion (partie 3)

Nouvelle réflexion 
De nombreuses personnes sont à juste titre interrogatives par rapport au contexte idéal de soins pour leur chien.

Bon nombre d’entre elles souhaitent rendre la visite chez le vétérinaire agréable, les séances de soins ludiques, etc.
Sauf qu’un chien ne trouvera jamais agréable d’avoir un thermomètre dans l’anus, tout comme il ne trouvera jamais amusant de se voir enfoncer une seringue dans les blessures ouvertes afin de les désinfecter … 
Pourquoi à tout prix vouloir leurrer le chien au détriment de l’authenticité ?

Je suis intimement convaincue qu’une présence (authentique) est bien plus significative que 1000 friandises, aussi sciemment puissent-elles être choisies et données.
Tandis que Zenci était sur la table d’examen du vétérinaire avec des blessures profondes et des cellules nécrosées, aucun lapin du terroir n’aurait rendu l’intervention agréable ou aurait atténué la douleur et l’inconfort. En revanche, son choix de définir la proximité des membres de son groupe lui a permis d’exprimer le type de soutien et de réconfort dont elle avait besoin. A-t-elle pour cela trouvé l’intervention agréable ? Bien sûr que non. Mais elle a pu compter sur une présence simple et authentique des individus qui sont importants pour elle, et était plus rassurée quant aux manipulations subies.

Si je réfléchis bien, il n’y a rien d’étonnant là-dedans. J’ai une peur bleue de l’examen de mesure de la tension oculaire. Ni les meilleures pâtes ni le meilleur vin au monde ne seraient en mesure de modifier ma perception de cet examen. Et mon sentiment de solitude dans cette situation resterait identique, peu importe si la personne qui me l’offre est étrangère ou intime.
Si en revanche mes chiens ou ma compagne m’offraient leur présence à ce moment-là, je ne trouverais pas la situation plus agréable pour autant, mais je me sentirais écoutée, soutenue, réconfortée. Et je verrais cette expérience comme quelque chose vécu simplement mais intensément, ensemble.

Au quotidien, nous vivons de nombreuses choses. Lorsque nous le pouvons, nous créons évidemment des conditions agréables et sereines dans lesquelles nous pouvons nous épanouir. A d’autres moments, nous devons vivre des choses qui ne nous sont pas forcément agréables, mais qui font partie de la vie.
Je crois que le fait de vouloir absolument tout rendre agréable nous éloigne de la réalité et nous pousse à avoir recours à des « consolations » extérieures, alors que chaque individu évoluant de façon épanouie au sein d’un groupe soudé possède en lui toute l’authenticité suffisante pour apporter le soutien et le réconfort nécessaires à la traversée consciente d’une épreuve, aussi légère ou douloureuse soit-elle …

(Re)partons à la découverte de cette authenticité, pour nous-mêmes, pour nos animaux, pour nos proches, et à plus grande échelle pour tous les autres …

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Une blessure, un moment de cohésion (partie 2)

Une blessure ou toute circonstance extérieure déplaisante peut être vue comme un événement négatif et traumatisant ou comme une expérience évolutive et enrichissante.

Nous sommes tous d’accord pour dire que plusieurs blessures avec plaies ouvertes ne sont pas quelque chose d’agréable. Néanmoins, si on cesse de focaliser notre attention sur cet événement et que l’on observe le cadre étendu de la circonstance, on ne voit plus uniquement les blessures, la douleur et l’incident mais on vit également la présence, l’écoute, le réconfort, le partage, la cohésion.

On a toujours le choix. De s’enfermer dans des projections ou actions limitatives, ou d’utiliser ce qui constitue nos forces et nos ressources et celles du groupe afin de grandir ensemble.

La résilience n’arrive pas comme une baguette magique au moment où il nous arrive quelque chose. C’est une ressource qui se cultive tous les jours.
Un chien (ou un humain d’ailleurs) surprotégé et n’ayant pas la possibilité au quotidien d’exprimer (vraiment) qui il est, de faire ses propres choix, d’apprendre à gérer lui-même les situations, aura tendance à vivre un incident comme un événement traumatisant, se lamentant de ce qui « lui tombe à nouveau dessus » et se laissant emporter par le « hasard » des circonstances.
Au contraire, un chien étant au quotidien dans les conditions d’exprimer (vraiment et profondément) qui il est, de développer son autonomie et de faire ses propres choix en concertation avec son groupe d’appartenance, évoluera avec son groupe à travers les événements, qui deviendront source de richesse pour l’ensemble du groupe.

En cas de blessure d’un membre du groupe, un équilibre se recrée alors au niveau des rôles. Tandis que Zenci a normalement l’habitude de gérer les interactions avec les humains ou chiens étrangers que l’on rencontre, mais n’est pas en mesure de le faire actuellement, c’est maintenant Tao qui prend ce rôle et le réalise fabuleusement bien. Par exemple, avant chaque virage, il modifie sa trajectoire pour se placer en position de protection par rapport à Zenci. Si un humain ou un chien tente de s’approcher des blessures de Zenci, il fait office de barrière, communiquant clairement et adéquatement que ce n’est vraiment pas une bonne idée 
Ce nouveau rôle permet non seulement à Tao d’évoluer en tant qu’individu, mais il permet également à notre groupe d’être encore plus soudé, en augmentant également sa stabilité.
En effet, sa tâche ne consiste pas à foncer de manière irréfléchie sur tout ce qui bouge, mais d’évaluer correctement les situations afin de s’adapter et de communiquer adéquatement avec les différents individus rencontrés.

Ce rôle, qui n’est pas une situation artificielle créée dans un objectif superficiel (que l’on pourrait rencontrer dans le fameux cadre d’exercices, par exemple), mais qui a un sens réel et profond dans un objectif de bien-être du groupe, permet à Tao de rencontrer sa nature de chien et d’individu et de s’épanouir au coeur de celle-ci.
Cette responsabilité lui confère non seulement une plus grande maturité et une plus grande sagesse sur le plan individuel, mais en démontrant ses compétences sociales et le fait que l’on peut réellement compter sur lui, elle renforce également sa position au sein du groupe.

Certains me diront : « Oui, mais mon chien n’est pas comme ça ».
Tao et Zenci non plus ne sont pas nés comme ça  Ils font leurs erreurs et moi aussi ; au besoin, on tombe et on se relève ensemble.
L’intensité de la cohésion se construit jour après jour, minute après minute, réduisant finalement à néant la quelconque possibilité d’encore approcher une circonstance extérieure de façon fragmentée …

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